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Traité Numéro Quatre

 

“ Le Traité de Qu’appelle ”

Les Cris, les Saulteaux, et les Assiniboines ont eu le premier contact documenté avec les Européens à travers la Compagnie de la Baie d’Hudson, qui avait établi son premier poste en 1670. Pendant 200 ans de commerce de fourrure, ces Premières Nations se sont transformées en une alliance bien armée et aggressive, connue sous le nom de “ Nations de Fer ” en raison de leur adoption de la technologie du fer. En 1857, l’expédition Hind est arrivée au Canada pour évaluer le potentiel pour l’agriculture et l’implantation de l’ouest. On a conclu avec succès les négociations avec la Compagnie de la Baie d’Hudson en 1869 pour terminer son monopole commercial en échange pour 300.000 livres sterling plus 1/20 de la terre dans la “ zone fertile. ” Sous la Proclamation Royale Britannique de 1763, le Canada fut obligé d’entrer dans les traités avec les Premières Nations avant l’occupation des terres.

 

Le Traité Quatre a cedé 195.000 kilomètres carrés de territoire s’étendant du coin du sud-est de l’Alberta, et la majeure partie de la Saskatchewan méridionale à l’ouest central du Manitoba. Le 8 septembre 1874, le Canada a envoyé le lieutenant des Territoires du Nord-ouest, l’honorable Alexander Morris, le ministre de l’Intérieur David Laird, et le facteur retraité de la Compagnie de la Baie d’Hudson William Christie, avec une escorte de 105 miliciens, pour débuter les négociations.

 

Les Négociations du Traité 4

Les Saulteaux, conscients du mécontentement de leurs tribus parentées après leur signature des Traités 1,2,et 3, étaient hésitants d’entrer dans les négociations. D’autre part, les Cris des plaines menés par Voix Forte avaient indiqué leur bonne volonté d’entendre les commissaires. Charles Pratt, un pasteur Cri, servit de traducteur officiel. Tandis qu’environ 2.000 s’etaient rassemblés, ceci représentait moins de la moitié des Premières Nations de la région. Les Assiniboines, qui étaient en pleine chasse du bison, n’étaient pas présents du tout. Puisque le Traité Quatre était le premier traité a être négocié dans les Territoires du Nord-ouest, les Premières Nations ont choisi de confronter la Couronne au sujet des accords d’argent et de terre qui avait été donné à la Compagnie de la Baie d’Hudson. Le 8 septembre, premier jour des entretiens, les Premières Nations ont indiqué qu’ils n’étaient pas suffisament préparés pour rencontrer les commissaires. Le deuxième jour, le porte-parole des Saulteaux “ le joueur ”, a exprimé leur déception du fait que les commissaires n’avaient pas campé avec les premières nations et il a posé la question pourquoi ils ont choisi de rester au poste de la Compagnie de la Baie d’Hudson.

Les Premières Nations ont demandé plus de temps afin de se réunir entre elles. Le troisième jour, les Saulteaux ont envoyé une demande pour avoir la réunion déplacée à leur camp, mais cette idée a été rejetée. Les Saulteaux qui étaient plus nombreux, ont essayé d’empêcher les Cris d’assister à la réunion—jusqu’au point de menacer de réduire la tente d’un de leurs chefs. Ceci a incité les Cris à demander l’aide de la milice pour garder la paix. Les tensions étaient grandes car les Premières Nations discutaient comment approcher les questions qui auraient de telles conséquences pour leur avenir. Le négociateur de la Couronne Alexander Morris, a décidé de faire une adresse aux Cris avec laquelle il a énuméré les promesses de la Reine de “ générosité et de bienveillance, ” et qui comprenait des réserves, des dispositions agricoles, des écoles, et des annuités.

Morris a souvent mentionné le souci concernant le bien—être des enfants et des générations à venir, et le traité, il a promis, durerait “ aussi longtemps que le soleil brille et que l’eau coule. ” Le Commissaire a augmenté la pression en réclamant qu’il ne pouvait pas rester longtemps. Le quatrième jour, les commissaires ont accepté de déplacer la tente de réunion à mi—chemin entre le poste de la Compagnie de la Baie d’Hudson, parce que les Premières Nations ne se sentaient libres de parler sur la propriété de la Compagnie. Des réclamations au sujet de la Compagnie de la Baie d’Hudson ont été de nouveau provoquées par le Joueur qui a revendiqué : “ La Compagnie a volé notre terre. ”

Morris a répondu que la Couronne avait payé une compensation afin de terminer le monopole marchand de la Compagnie. Cette explication n’a pas été satisfaisante, et incita l’influent Chef Pasqua à exiger : “ Nous voulons cet argent. ” Le cinquième jour, le Commissaire Morris a demandé la réponse des Premières Nations. Les Saulteaux ont continué à exiger que les activités de la Compagnie soient restreintes, quelque chose que Morris a répondu qu’il n’avait pas le pouvoir de faire. Pendant que les entretiens commençaient à se désagréger, Voix Forte a demandé d’unir les Cris et les Saulteaux. Le porte parole des Saulteaux, le Chef Cote, indiqua qu’il voulait partir. Après que Morris eut averti que ce serait longtemps avant qu’une autre proposition de traité soit faite, Cote a été d’accord de rester un autre jour. Le jour suivant, le dernier jour, le Chef Cri, Voix Forte commença à énoncer qu’il pensait que le Traité serait une bonne chose. Un autre porte—parole, Kamooses, voulu être sur que les intentions de la Reine étaient bonnes et que “ mon enfant ne sera pas préoccupé pour ce que vous lui apportez. ” Après avoir été rassuré, Kamooses, parlant au nom de l’assembée, a déclaré qu’ils étaient disposés à recevoir les mêmes conditions que le Traité Trois. Cet après—midi même, treize chefs ont placé leur ‘ x ’ sur le Traité.

 

Signataires du Traité 4—le 15 septembre de 1874

 

Chef Première Nation
Ka-kii-shi-way Ochapowace
Pis-qua Pasqua
Ka-wez-ance Cowessess
Ka-kee-na-wup Muskowekwan
Kus-kee-tew-mus-coo-musqua Petit Ourson Noir
Ka-ne-on-us-ka-tew Gordon
Can-ah-ha-cha-pew Peepeekisis
Kii–si-caw-chuck Étoile de Jour
Ka-ra-ca-toose Kawacatoose
Ka-kii-nis-ta-haw Kahkewistehaw
Cha-ca-chas Ochapowace
Wa-pii-moose-too-sus Couverture d’Étoile
Meemay Cote

 

Les conditions du Traité

 

  • des réserves d’un mille carré pour chaque 5 personnes
  • annuités de $25 pour le chef, plus le manteau et la médaille
  • annuité de Headman $15
  • annuité pour chaque individu $5
  • le costume de chef tous les trois ans
  • couvertures, calicoes, et drapeau britannique(une fois)
  • poudre, projectile, et ficelle annuellement $750
  • par famille : 2 houes, cosse, faux, hache graine
  • par 10 familles : 1 charrue, 2 herses
  • pour le chef : boeufs, taureau, 4 vaches, outils de charpentier, 5 scies de main, 5 foreuses, scie de crosscut, scie de mine, et meule
  • école sur la réserve
  • aucune boisson alcoolisée permise
  • chasse, pêche, et piégeage

 

Le Monument du Traité Quatre

Photographe Inconnu, Monument du traité No 4 à Fort Qu’Appelle

Unknown Photographer, Treaty No. 4 Monument at Fort Qu’Appelle

Photographe Inconnu, Monument du traité No 4 à Fort Qu’Appelle

Ce monument est situé à l’endroit même de la signature originale du Traité. Dévoilé en novembre 1915, c’est un obélisque simple de granit avec des plaques énumérant les noms des participants. Chose intéressante, l’idée d’Edmund Morris qu’une pierre découpée sacrée soit incorporée, n’a pas été incluse dans la conception.

Chef Pasqua vers 1874 (Gracieusement fournie par les archives du traité n° 4)

Chief Pasqua c. 1874
(courtesy Treaty Four Archives)

Chef Pasqua vers 1874
(Gracieusement fournie par les archives du traité n° 4)

 

Après le Traité

Un ans après la signature du Traité il y eu une discussion si le Traité de 1874 était valide. Il y avait le double de personnes de Premières Nations présentes, et un bon nombre d’entres elles ne croyait pas qu’un traité soit conclu. Le Chef Piapot a insisté pour augmenter les conditions du Traité afin d’inclure l’instruction agricole, les médecines, les magasins, et les forgerons. Les Indiens ont retardé prendre des annuités pendant 4 jours dans une tentative futile à obtenir ces demandes. La mise en place du Traité était très lente. Ottawa a cru que les Premières Nations continueraient à survivre par la chasse du bison pour une autre décennie. Les chefs s’attendaient à l’aide agricole immédiatement et ils ont été déçus quand on leur a dit que le Traité énoncait qu’ils devaient d’abord être installés dans leurs réserves. En 1876, l’arpenteur Wagner a commencé à dessiner des réserves pour Gordon, Pasqua, Kawacatoose, Étoile de Jour et Sakimay.

En 1876, l’agent d’Affaires Indiennes Allan Macdonald, a été engagé pour distribuer les annuités, aider au peuple des premières nations à se déplacer à leurs réserves, et pour leur aider à apprendre des pratiques agricoles. Cette année là, Taureau Assit a mené presque 5.000 partisans au Canada suivant la Bataille de Little Big Horn au Montana. Vers 1877, les premières graines de légumes sont arrivées et quelques houes, pelles, et fourches ont été distribuées. L’ironie c’est que les outils étaient marqués ID (propriété du département des Indiens)—ils appartenaient au Gouvernement et non pas aux Premières Nations qui devaient les recevoir sous le traité. Ils devaient obtenir la permission de l’agent pour les utiliser. En raison du retard d’Ottawa, peu d’instruments ont été distribués en 1878 et peu a été accompli en agriculture cette année là. L’Agent Macdonald s’est plaint que le Gouvernement fédéral n’a pas apprécié les difficultés de travailler un si vaste territoire avec le transport faible et peu de soutien. Vers 1879 le bison avait disparu des prairies : plus tôt que le Gouvernement l’avait prévu. La perte des récoltes (due aux conditions défavorables comme le gel, la sécheresse, et les insectes) a eu comme conséquence la famine. Les Premières Nations ont été réduites à mendier pour des provisions de la Compagnie de la Baie d’Hudson et commençaient à sentir le désespoir. En attendant, les fonctionnaires du Gouvernement ont plutôt blâmé les problèmes à la culture tribale qui décourageait l’effort de l’individu.

En 1885, la Résitance du Nord-ouest a éclaté à cause des réclamations des Métis. Afin de gagner le pouvoir, le Gouvernement fédéral a introduit des politiques répressives pour confiner les Premières Nations dans les réserves. Ensuite le Gouvernement a déplacé leurs enfants dans les écoles résidentielles où ils ont détruit le contact avec leurs familles tandis qu’ils les endoctrinaient dans la culture européenne. Dans les réserves, la politique de ‘ détribalization ’ a sapé les pratiques religieuses et politiques traditionnelles en interdisant les cérémonies. Ces mesures pour assimiler agressivement les Premières Nations manquaient à la parole du Traité affirmant qu’on ne leur enlèverait pas leur culture et liberté.

Photo d’un Indien qui laboure avec boeufs, Documents Sessional, 1903

Photo of Indian ploughing with oxen
Sessional Papers, 1903

Photo d’un Indien qui laboure avec boeufs
Documents Sessional, 1903

Finalement, l’agriculture, tellement vantée dans le Traité comme le salut économique primaire des Premières Nations, a échoué, en raison des controles strictes par le département des Affaires Indiennes sur qui pouvait cultiver, quels outils ils pouvaient acheter, ce qu’ils pouvaient produire, et ce qu’ils pouvaient vendre. Hayter Reed, Commissaire Indien de 1883 à 1897, a considéré que les Indiens devaient avancer dans l’échelle évolutionnaire, puisqu’ils passaient d’être chasseurs à être paysans (qui nécessitait l’utilisation du travail manuel dur sur des petites parcelles de terre). On a interdit aux Indiens d’acheter des machines qui faisaient gagner du temps, ce qui a généralement condamné les récoltes au gel. Les Indiens ne pouvaient pas vendre leurs produits sans permis, un mouvement calculé pour réduire la compétition avec les colons au marché.

 

L’école résidentielle de Qu’appelle

L’école résidentielle de Qu’appelle, fondée en 1884, était parmi les quatre premières institutions établies par le Gouvernement fédéral. Le but de ces écoles résidentielles était de retirer les enfant de leurs parents et de les endoctriner dans la culture blanche. Monsieur John A. Macdonald, Premier Ministre et Surveillant Général des Affaires Indiennes, a expliqué au Parlement la justification de ces écoles : “ l’enfant vis avec ses parents, qui sont sauvages : l’enfant doit être retiré le plus possible de l’influence de ses parents et la seule manière de le faire c’est de les mettre dans des écoles de formation industrielle où ils saisiront les habitudes et modes de pensée de l’homme blanc. ” Cependant, il y eut bientôt une désillusion de tous les côtés au sujet des écoles résidentielles. Finalement, il n’y a jamais eu ‘ les foules de diplômés, ’ qu’on avait prévu se tourneraient joyeusement le dos à leurs réserves pour s’assimiler dans la société blanche.

Lebret et l’École technique

Lebret and Industrial School

Lebret et l’École technique

Les écoles sont devenues de plus en plus chères, même après que leur gestion soit retournée à l’Église Catholique et d’autres dénominations. Le Gouvernement a convenu que, afin de sauvegarder des coûts, les étudiants effectueraient une grande partie du travail. Par conséquent, “ le système de demi-journée ” a émergé dans lequel les étudiants exécutaient un certain nombres de tâches : du jardinage à la garde du bétail, du nettoyage des planchers à faire la cuisine et le raccommodage. Avec les enfants qui s’ennuyaient de leurs parents, des professeurs mal qualifiés, et des conditions antihygiéniques (dû au surchargement), les écoles sont devenues des recettes pour le désastre. Les Affaires Indiennes ont admis que moins de la moitié des étudiants ont survécu pour prendre avantage de leur éducation, à cause du taux de mortalité élevé.

L’idée de la régimentation, de la discipline, et de l’obéissance a été fortement soulignée, puisque le manque de telles qualités était considérée comme une raison importante pour laquelle la culture indienne était inférieure. (Source : Canada, Papiers Sessionals)

 

—Blair Stonechild

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